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Architecture
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Un siècle de création architecturale

La Villette est un livre ouvert sur un siècle d'architecture écrit par une trentaine de créateurs. Un mot résume l'esprit du programme du parc, celui de rencontre. Rencontre entre les bâtiments anciens et les ouvrages nouveaux, entre l'eau, le végétal et le minéral, entre l'immense et l'intime, entre la ville et la nature…

Le parc de bernard TschumiLe parc de Bernard Tschumi

Cet esprit de rapprochement a guidé le travail de Bernard Tschumi, l'architecte du Parc de la Villette, qui a articulé l'aménagement du site autour d'un triple système de points, de lignes et de surfaces.

Un système de points : les folies

Telles les constructions ludiques qui parsemaient les parcs et jardins royaux des XVIIIe et XIXe siècles, les folies de la Villette viennent de la façon la plus contemporaine, à la fois rythmer le parc, comme un leitmotiv architectural et l'égayer de leur vive couleur rouge, contrepoint harmonieux à la verdure des arbres et des prairies.

Au nombre de 26, elles sont toutes conçues sur la base d'un cube de 10,80m de côté et disposées selon une trame régulière de 120m x 120m. Chacune d'elle est cependant unique de forme et de fonction.
Certaines folies sont bordées d'une large surface minérale appelée carré de la découverte qui ont pour vocation, par la dureté de leur traitement minéral, de perturber et donc de souligner l'environnement végétal immédiat.

Du point de vue architectural autant que du point de vue du visiteur, ce principe des folies constitue la spécificité première du Parc de la Villette. Parmi les plus connues, on peut citer les folies observatoires qui donnent des points de vue d'altitude sur le site de la Villette, la folie Kiosque à musiques qui accueille les concerts de plein air l'été ou encore la folie Information qui accueille le public à l'entrée du parc, côté sud.

Un système de lignes : les circulations

Photo prise de nuit de la promenade cinématique

Ici, perpendicularité et sinuosité s'affrontent. Pour traverser le parc, deux grands axes : l'un nord-sud, la galerie de la Villette, caractérisée par sa couverture ondulée, joint au plus court les portes de Pantin et de la Villette. L'autre est-ouest, la galerie de l'Ourcq, borde le canal du même nom.
Pour parcourir le parc, s'étend sur 3 kilomètres de long, une promenade dite "cinématique" : telle une bande de film jetée au hasard sur le sol, agréablement bordée de jardins à thème, elle mène le promeneur de lieu en lieu pour lui faire découvrir l'ensemble du site en variant points de vue et impressions, comme un spectateur de cinéma est mené de scène en scène tout le long du film.


Un système de surfaces : les prairies

La prairie du Cercle au bord du canal de l'Ourcq

 

En plus de multiples jardins et aires de jeux, deux larges espaces bordés d'arbres offrent au regard l'apaisement de leurs lignes horizontales et donnent au parc toute sa respiration. Entre la Cité des sciences et la Grande Halle, les prairies du cercle et du triangle représentent à elles seules une superficie de 7 hectares de gazon pour la détente et le plaisir de chacun.
En correspondance avec l'esprit résolument contemporain du lieu, Bernard Tschumi a fait appel à Philippe Starck pour le mobilier du parc (chaises, poubelles, lampadaires…).


Les bâtiments, rencontre de l'ancien et du moderne 

 Mélange d'ancien et de moderne sur le parc de la VillettePhoto de l'intérieur de la Grande Halle de la Villette       


Les bâtiments qui se trouvent sur le site de la Villette couvrent un si ècle d'architecture, de la Grande Halle centenaire à la plus récente Cité de la musique. La Cité des sciences et de l'industrie, parallélépipède de près de 300m de long, est due à Adrien Fainsilber. Ce dernier a travaillé avec Gérard Chamayou pour réaliser la Géode, sphère de 36m de diamètre aux 6433 plaques triangulaires d'acier inoxydable poli. Le Conservatoire de Paris, lieu de formation des musiciens de demain et la Cité de la musique, avec sa salle de concerts et son musée, sont l'œuvre de Christian de Portzamparc. Le Zénith de Philippe Chaix et Jean-Paul Morel marque, en 1984, une nouvelle génération de salles de spectacles. Le Pavillon Paul Delouvrier est l'œuvre de l'architecte catalan Oscar Tusquets et l'aménagement intérieur du Trabendo est du au designer Kristian Gavoille.

Malgré ses audaces architecturales, la Villette n'en a pas pour autant oublié son histoire.

Place de la Fontaine aux lions : la Grande Halle de nuit

Principal trésor de ces bâtiments du passé revisités, la Grande Halle, construite en 1867 par Jules de Mérindol, est devenue en 1985 un lieu polyvalent de spectacles, réhabilité par Bernard Reichen et Philippe Robert.
La Maison de la Villette, ancienne Rotonde des Vétérinaires au temps des abattoirs, réhabilitée par le trio Pierre du Besset, Dominique Lyon et Kazuroshi Morita, accueille des expositions temporaires ou des activités pour la petite enfance.

Le Pavillon des Maquettes, le Pavillon Janvier, le Pavillon du Charolais (abritant le Tarmac) et le Théâtre Paris-Villette sont autant de témoignages de l'histoire.

Crédits photos : de haut en bas : Concept Tschumi© B. Tschumi, Folie©J.L Bohin, promenade cinématique©Jan Vogtschmid,  Prairie© P.E Rastoin, Folie© S.Chivet, Grande Halle de nuit©P.E Rastoin, Grande Halle de face© A.Legrain

 

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