Un siècle d'architecture

Un mot résume l'esprit du parc, celui de rencontre. Rencontre entre les bâtiments anciens et les ouvrages nouveaux, entre l'eau, le végétal et le minéral, entre l'immense et l'intime, entre la ville et la nature... Cet esprit de rapprochement a guidé le travail de Bernard Tschumi, l'architecte du parc de la Villette, qui a articulé l'aménagement du site autour d'un triple système de points, de lignes et de surfaces.

© Marie-Sophie Leturcq

Un renouveau architectural audacieux

Dans les années 1980, en pleine effervescence créatrice, le parc voit fleurir de nombreux projets architecturaux, alliant audace et modernité.

  • La Cité des sciences et de l'industrie, parallélépipède de près de 300m de long, est due à Adrien Fainsilber. Ce dernier a travaillé avec Gérard Chamayou pour réaliser la Géode, sphère de 36m de diamètre aux 6433 plaques triangulaires d'acier inoxydable poli.
  • Le Conservatoire de Paris, lieu de formation des musiciens de demain et la Cité de la musique, avec sa salle de concerts et son musée, sont l'œuvre de Christian de Portzamparc.
  • Le Zénith de Philippe Chaix et Jean-Paul Morel marque, en 1984, une nouvelle génération de salles de spectacles.
  • L'aménagement intérieur du Trabendo, quant à lui, est dû au designer Kristian Gavoille.
  • Le Pavillon Paul-Delouvrier, œuvre de l'architecte catalan Oscar Tusquets.

La Grande Halle, symbole du passé prestigieux de la Villette

Malgré ses audaces architecturales, la Villette n'en a pas pour autant oublié son histoire. Principal trésor du patrimoine architectural du parc et témoignages d'un passé prestigieux, la Grande Halle, construite en 1867 par Jules de Mérindol, est devenue en 1985 un lieu polyvalent de spectacles. Elle a été récemment réhabilitée, entre 2005 et 2007, par Bernard Reichen et Philippe Robert.

La Maison de la Villette, ancienne Rotonde des Vétérinaires au temps des abattoirs, réhabilitée par le trio Pierre du Besset, Dominique Lyon et Kazuroshi Morita, est devenue depuis février 2010 le WIP Villette, espace permanent dédié aux cultures urbaines et émergentes.

Sans oublier, le pavillon de la Bourse (Théâtre Paris-Villette), le pavillon Janvier, le pavillon des Maquettes, le pavillon du Charolais (abritant le TARMAC de la Villette), ainsi que la fontaine aux Lions-de-Nubie, qui sont autant de témoignages de l'histoire.

Tous ces édifices, pour partie ou en totalité, sont inscrits depuis 1979 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

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Un système de points : les folies

Telles les constructions ludiques qui parsemaient les parcs et jardins royaux des 18e et 19e siècles, les folies de la Villette viennent de la façon la plus contemporaine, à la fois rythmer le parc, comme un leitmotiv architectural et l'égayer de leur vive couleur rouge, contrepoint harmonieux à la verdure des arbres et des prairies.

Au nombre de 26, elles sont toutes conçues sur la base d'un cube de 10,80 mètres de côté et disposées selon une trame régulière de 120 mètres x 120 mètres. Chacune d'elle est cependant unique de forme et de fonction.

Certaines folies sont bordées d'une large surface minérale appelée carré de la découverte qui ont pour vocation, par la dureté de leur traitement minéral, de perturber et donc de souligner l'environnement végétal immédiat.

Du point de vue architectural autant que du point de vue du visiteur, ce principe des folies constitue la spécificité première du Parc de la Villette. Parmi les plus connues, on peut citer les folies observatoires qui donnent des points de vue d'altitude sur le site de la Villette, la folie L5 qui accueille des ateliers pour enfants ou encore la folie Information qui accueille le public à l'entrée du parc, côté sud.

Un système de lignes : les circulations

Ici, perpendicularité et sinuosité s'affrontent. Pour traverser le parc, deux grands axes : l'un nord-sud, la galerie de la Villette, caractérisée par sa couverture ondulée, joint au plus court les portes de Pantin et de la Villette. L'autre est-ouest, la galerie de l'Ourcq, borde le canal du même nom.

Pour parcourir le parc, s'étend sur 3 kilomètres de long, une promenade dite "cinématique" : telle une bande de film jetée au hasard sur le sol, agréablement bordée de jardins à thème, elle mène le promeneur de lieu en lieu pour lui faire découvrir l'ensemble du site en variant points de vue et impressions, comme un spectateur de cinéma est mené de scène en scène tout le long du film.

Un système de surfaces : les prairies

En plus de multiples jardins et aires de jeux, deux larges espaces bordés d'arbres offrent au regard l'apaisement de leurs lignes horizontales et donnent au parc toute sa respiration. Entre la Cité des sciences et la Grande Halle, les prairies du cercle et du triangle représentent à elles seules une superficie de 7 hectares de gazon pour la détente et le plaisir de chacun.

En correspondance avec l'esprit résolument contemporain du lieu, Bernard Tschumi a fait appel à Philippe Starck pour le mobilier du parc (chaises, poubelles, lampadaires...).

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Visite du Parc de la Villette

Découvrez le parc de la Villette en animation (.swf)

Plans de la Grande Halle de la Villette

Découvrez les plans de la Grande Halle de la Villette en animation (.swf)